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Atterrissage forcé à Buenos Aires

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Écrit par Cyril   
16-05-2009
 

Difficile atterrissage que nous avons subit à Buenos Aires. Pourtant, nous n'arrivions pas en avions, mais en bus, dans la continuité de notre remontée de l'Amérique du Sud depuis Punta Arenas. Ce trajet qui nous amène à Buenos Aires depuis Puerto Madryn où nous avons eu beaucoup de plaisir à voir des Lions de mer et des Pingouins , s'est dans l'ensemble bien déroulé, comme tous les précédents. Nous sommes en bus couchettes, avons des plateaux repas et des films pour patienter pendant ces 18h de transport.

Mais qu'est-ce qui a donc cloché dans ce voyage ?

Buenos Aires, nous y rejoignions mes parents pour une dizaine de jours de visite ensemble. Ce sera d'ailleurs l'occasion de nous alléger nos sacs en leur refilant quelques affaires dont nous ne nous servons pas.

Buenos Aires est une grande ville. Nous avons été suffisamment préparés à la sécurité de nos personnes dans un premier temps et de nos affaires pour savoir qu'il faut être particulièrement vigilants arrivée ici, comme nous l'étions arrivé à Santiago. Mais la grosse différence avec Santiago c'est que l'arrivée se fait ici dans un terminal de bus et non dans un aéroport. Pas que les aéroports soient particulièrement sûrs, mais tout de même, l'inaccessibilité de ces derniers fait qu'ils sont moins "craignos" qu'une gare routière.

Pour sensibiliser les filles, nous n'y allons pas par quatre chemins. Tout comme l'Inde était un pays dans lequel les rues étaient "sales" afin qu'elle comprennent qu'il ne fallait poser les mains nulle part que sous leurs doigts, ici, Buenos Aires est une ville où il y a beaucoup de voleurs et il faut donc toujours avoir un œil sur nos affaires et toujours nous donner la main. Peut-être que cela peut choquer le lecteur que ce discours raccourci, mais une fois dans le voyage, il faut être très vigilant. Il est vrai qu'après un tel avertissement, les filles et surtout Amélie, laisse entendre dans son discours que Buenos Aires est une ville de voleurs. Non ma fille, tous ne sont pas des voleurs, bien au contraire, mai ici, il y a bien plus de voleur que dans d'autres ville un peu plus perdues en Argentine. Mais si son premier réflexe est de faire attention a ses affaires, alors, quelque part, le premier objectif est atteint, celui qui va au plus urgent. Ensuite, tout le dialogue sera de nuancer afin qu'elle garde une excellente opinion des Argentins tout en surveillant ses affaires, nos affaires.

Nous arrivons donc à Buenos Aires après une nuit passée dans le bus. Nous récupérons nos affaires, c'est à dire deux gros sur-sacs. Le premier contient uniquement mon gros sac-à-dos, le second contenant celui de Perrine ainsi que les deux sac-à-dos des filles. J'ai aussi un sac-à-dos dans lequel il y a toute l'électronique et Perrine également un sac-à-dos de "jour", style sac à main de femme, vous voyer, un peu fourre tout ;-)

En descendant du bus, j'indique à Perrine qu'il faut vraiment paraître sûrs de soit et ne pas avoir l'air perdus dans le terminal de bus à la recherche de notre chemin. Cela peut être fatal et attirer sur nous les yeux guetteurs d'éventuelles personnes mal intentionnée. Nous avions d'ailleurs consulté notre guide dans le bus afin de ne pas avoir à le sortir une fois à l'arrivée. Oui, nous sommes quelque peut prudent. Ben si ça peut éviter des embêtements...

On en remet une couche avec les filles. Nous prenons nos 2 gros sur-sac et les déposons dans le terminal entre une grosse poubelle et la porte. En ouvrant les sur-sac, j'indique à Amélie qu'il ne faut sous aucun prétexte qu'elle ne quitte son sac et nous donne toujours la main. Ce serait dommage que quelqu'un te pique tes jouets, non ? Imagine, Madeleine, volée ? Non, hein ?! Alors il faut toujours avoir une œil dessus, ok ?

"C'est à vous ce cadenas ?"

"Heu, non" dit Perrine à la jeune femme qui se penche près de la porte pour en ramasser un.

"Tiens Amélie, tu ne le perds pas des yeux ton sac, ok ? Et tu fais attention à celui de ta sœur également."

"Ceci n'est vraiment pas à vous ?" insiste la jeune femme.

"Non !" répondons-nous tout les 4 en cœur en lui souriant de notre plus beau faciès. Car à ce moment là elle a bien notre attention à tous.

Où en étions-nous ? Ah oui, chacun son sac sur le dos, allez... Mais à ce moment là, Perrine remarque que le sien n'est plus parmi le tas que nous avions formé.

Le petit sac-à-dos de Perrine vient de nous être volé. Pendant que nous prêtions attention à la jeune femme, une autre personne est venu se servir dans notre dos.

Je vous passe les détails du stress dans lequel sa propriétaire s'est mise. Courir pour chercher. Mais où, le terminal est très grand. Courir pour retrouver ? Mais laisser nos autres sacs ? Se séparer et couvrir un plus large espace pour maximiser les recherches ? Mais les filles ?

Il faut rapidement se résonner, nous ne le retrouverons pas. Nous sollicitons l'aide d'une personne ayant voyagé avec nous pour nous trouver la police afin de connaître la démarche à suivre dans un cas de vol comme celui que nous venons de subir.

Nous expliquons aux policiers la scène qui s'est déroulée dans notre dos. Le voyageur nous sera d'ailleurs d'une grande aide pour faire l'interprète entre notre anglais et l'espagnol compris par la police.

Nous sommes conviez à faire une déclaration au poste situé dans le terminal. Chouette, une gendarmerie dédiée, comme s'il fallait bien ça pour gérer tous les problèmes pouvant survenir ici. L'arrivée au poste met dans l'ambiance : le portrait d'une vingtaine de personnes recherchées est affiché en grand sur le mur.

Puis vient le difficile travail d'inventaire pour la déclaration. Trouver ce que contenait ce sac digne d'un sac-à-main d'une parisienne voyageuse qui accueille également tous le bazar du mari qui ne souhaite pas s'en encombrer. Ajoutez à cela celui des filles et vous obtenez un sac four-tout, de ces petites choses inutiles mais qui vous font réellement défaut lorsqu'elles ne sont plus là.

Sans vous en faire l'inventaire, nous réservons cela pour notre assurance, notre bien le plus précieux de ce voyage s'en est allé. Non, Doudou est toujours là, de ce côté ça va. Mais notre livre d'or, guestbook ou carnet de voyage. Appelez-ça comme vous le souhaitez. Ce petit carnet qui nous avait été remis lors de notre fête de départ, dans lequel tous nos proches nous avaient écris un mot d'encouragement et dans lequel surtout nous avions fait écrire toutes les personnes avec lesquelles nous avions partagé un peu de temps. Des pages écrites en hindi, en chinois, en rapa nui, et beaucoup de souvenir.

Nos billets d'avion retour y étaient également. Tant pis, comme ça on ne reviendra pas ;-)

Juste nos billets finaux, pas les prochains qui nous mènerons du Brésil vers le Chili. Ceux-là, je les avais sur moi, dans ma pochette portée au corps contenant également nos passeports.

Car finalement, nous avions pris quelques précautions, qui, lorsqu'il n'arrive rien se retrouvent être superflues. Mais tout ça n'est que paradoxe, car lorsqu'un problème se passe, on regrette de ne pas avoir pris telle ou telle précaution. C'est ainsi que la prudence d'avoir mis de côté nos prochains billets d'avions, actions que nous réalisons à chaque nouveau vol effectué, nous permet de ne pas avoir de souci pour le prochain vol. Mais finalement, ce n'est que repousser le problème au vol suivant. Pourquoi ne pas avoir mis tous nos billets dans cette pochette alors ? La réponse est ici.

Ha oui, puis j'oubliais. Il y avait dans ce sac pas moins de 80 cartes postales... écrites et prêtes à poster... A destination de nos familles, amis et personnes inscrites à notre opération "Cartes Postales". Rageant...

Finalement, nous aurons allégé nos affaires un peu plus tôt que prévu. La suite de notre voyage fera appel à bien plus de vigilance de notre part, parfois avec un peu de paranoïa, mais finalement, depuis, il ne nous ait rien arrivé d'autre... enfin si un autre petit incident, au Brésil, mais je vous le réserve pour plus tard donc.

Nous aurions pu avoir le même souci à Paris. C'est ainsi qu'on explique à Amélie qu'à Paris, il ne nous est jamais rien arrivé, car, entre autre, nous n'avions pas de gros bagage sur nous et l'étiquette "touriste" sur le front, mais que dans cette ville tant aimée, il y avait également souvent des vols.

Comme promis, après la visite de l'hôpital de Jaipur, nous avons pu vous dégotter un rendez-vous pour visiter la gendarmerie.

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Commentaires utilisateurs (3) Fil RSS des commentaires
Posté par Léti, Tom, Axel & Gros lapin, le 19-05-2009 19:22, , Invité
1. Déçu pour vous
On est vraiment très déçu pour vous du vol de votre livre d'or. C'est vraiment un sale coup. Profitez bien des derniers moments de votre périple!!
 

Posté par Mél P, le 20-05-2009 07:01, , Invité
2. Bouhhhhhh
Bien triste de cette mésaventure! 
Bon courage pour la suite! 
Bises
 

Posté par Julie, le 03-02-2010 16:45, , Invité
3. idem
mon tonton est parti en amérique et il c'est fait voler son sac principal
 

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