L'Inde : une expérience à vivre par les 5 sens

Écrit par Perrine   
17-06-2016
 

L'Inde est une destination qui ne peut se vivre qu'entièrement.

C'est le seul pays que j'ai visité où l'on ne peut s'y sentir qu'en y étant.

Nos 5 sens sont sollicités ensemble et pleinement.

L'Inde, c'est d'abord du bruit. Le doux bruit des moteurs deux temps des Rickshaw, s'accompagnant des klaxons en tous genres : des « pouette­pouettes » au « tut­tut ». C'est le bruit des bus qui doublent en envoyant leur corne de brume en plein dans nos tympans. C'est, au loin, le chant nasillant d'une BO d'un vieux Bollywood sur une télé encore sous plastique. C'est le son des motos qui passent en tous sens. Et le sons des climatiseurs à chaque étage sur les immeubles. Et enfin, le bruit des gens qui rentrent tard à l'hôtel en discutant très fort.

L'Inde, c'est aussi plein de couleurs qui nous éblouissent. Les maisons turquoise, jaune, fushia, qui sont toujours soit en travaux, soit à retaper. Les femmes en saris de toutes les couleurs de l'arc en ciel, et toujours avec le t­shirt assorti au tissus. C'est les inscriptions aux murs en jaune fluo, rouge, orange, vert. Les Rickshaw jaunes, les motos rouges, les voitures roses. C'est aussi cette terre rouge qui s'engouffre partout (chaussures, appareils photos). Et puis toutes ces affiches dans tous les sens.

L'Inde se rencontre aussi par le goût. Le goût du beurre sur les naans. Les riz épicés (avec des clous de girofle), la texture des différents pains que l'on trempe dans des dalls ou autres sauces. L'Inde recèle une variété étonnante de saveurs.

L'Inde, c'est ce mélange unique d'effluves où peuvent se succéder en 15 secondes les odeurs suivantes : pâtisserie beurrées, fleurs de lotus, poissons en décomposition, ordures fermentant depuis 10 jours, épices, plastiques neufs, encens, fruits bien mures, fruits pourris, pot d’échappement d'un moteur diesel, plastique brûlé, eau de toilette, excréments, savons, fleurs de jasmin.

L'Inde, c'est aussi la chaleur : les vêtements qui collent à la peau, la goutte de sueur qui vient se coller juste entre le nez et la lèvre supérieure (et qu'on arrête pas d'essuyer), une autre goutte de sueur qui coule le long de la colonne vertébrale pendant qu'une dernière chute le long de notre cuisse pour poursuivre sur notre mollet. Le doux effleurement du vent brassé par les pales du ventilateur au plafond.

L'Inde est sensations. Elle se vit avec nos 5 sens. C'est pourquoi, alors qu'à d'autres endroits sur terre, en fermant les yeux dans son lit, on peut s'imaginer à la maison, ici il est impossible de se sentir ailleurs : nous sommes en Inde !
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Commentaires utilisateurs (1) Fil RSS des commentaires
Posté par Christophe Souchet, le 01-07-2016 17:25, , Invité
1. Mille sensations à venir pour le voyage!
C'est vrai que comme tu dits: L'Inde ça se vit. 
Mais on peut s'y projeter avec de fabuleux récits accompagnés de merveilleuse photos! 
A bientôt.
 

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