Au pied du Fitz Roy

Écrit par Perrine   
07-05-2009
 

Nous avions prévu de partir directement sur la péninsule Valdès après El Calafate. Mais grâce à Elise, nous avons gagné 5 jours sur notre programme, la remonté conseillée par Laure et Grégoire (rencontrés sur l'île de Pâques) jusqu'à Bariloche devient alors possible.

Nous faisons une halte sur El Chalten, avant de remonter plus au nord.

El Chalten est un petit village coincé dans les montagnes, à quelques heures de pistes au nord de El Calafate. L'approche de la ville est un peu magique, se découvrant entre deux valons. En fait de piste, il s'agit de la célèbre route 40, remontant l'Argentine sur un axe sud-nord. Comme disent les guides, il faudra aller visiter El Chalten dès que la route 40 sera enfin goudronnée depuis El Calafate !

La seule raison d'être de cette ville est la proximité du mont Fitz Roy dans le Parc National Los Glaciares, et l'activité de montagne et d'escalade qui en découle. Il n'y avait d'ailleurs quasiment rien à cette emplacement en 1980. La ville est à moitié en travaux, des petits (ou grands) chalets de bois poussant comme des champignons pour accueillir les touristes. Malgré les habitations chaleureuses, l'accueil y est glacial. Il nous faudra faire 3 Backpackers avant de nous installer dans une auberge très familiale aux odeurs de Maté. Un belge, rencontré à l'abri de bus pour Bariloche, qualifiera les dernières minutes à El Chalten, entassés sous un auvent pour éviter la pluie, comme les plus chaleureuses de son séjour ici ! C'est dire.

Pourtant la philosophie de la montagne est libre ici : la montagne appartient à tout le monde, il n'y a donc pas de droit d'entrée à payer pour se balader dans le Parc National Los Glaciares depuis ce lieu.

El Chalten signifie en mapuche " la montagne qui fume", dû aux fréquents nuages accrochés au sommet du Fitz Roy. Ce mont à la frontière Chilo-argentine,qui ne dépasse pas les 3405 mètres d'altitude, est pourtant l'un des dure au monde. Il a été gravit pour la première fois par un français (cocorico !), Lionel Terray, en 1952. Le granite très compact requiert un haut niveau d'escalade et les conditions climatiques sont généralement extrêmes. De nos jours, des centaines de personnes peuvent escalader l'Everest le même jour alors que le Cerro Fitz Roy ne sera grimpé qu'une fois dans l'année.

Pour nous, pas de trekking sur les glaciers, ni même d'escalade, mais un peu de repos et une jolie balade entre deux gouttes. Le Fitz Roy ne se dévoilera pas pour nous, nous ne pouvons pas avoir de la chance comme aux Torres del Paine tous les jours !

Photos de notre balade en montagne avec vue sur le Fitz Roy

 

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