La croisière de Dédé

Écrit par Cyril   
06-04-2009
 

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous conter une histoire. Il s'agit de l'histoire de Dédé. J'ai choisi un conte de fée, puisqu'à priori, c'est le genre d'histoire qui fini généralement bien... enfin, généralement...

Il était une fois sur une ile paradisiaque, un roi et une reine, qui vinrent la visiter. Deux princesses faisaient parties du voyage, au même titre que Laurdi, Dédé, Lumix et Eos, tous les quatre les valets de la famille royale.

Les valets ne quittaient jamais la famille royale, toujours transportés avec ces derniers. Ils rendaient de bien précieux services et il faut le dire, leur travail était très appréciés et rendaient heureux leur possesseur. Ils avaient chacun leur spécificité. Laurdi, la tête pensante des quatre valets, amusait souvent la galerie et de manière plus sérieuse, jouait le rôle de scribe du couple royal : il ne manquait jamais de noter et retranscrire tous les faits et gestes royaux. Lorsque le roi partait en croisade, il le notait. Lorsque la reine allait prendre un bain, il le notait. Lorsque les princesses jouaient dans les jardins du château, il le notait.

Il notait tout, ou presque.

Lumix et Eos, les espions royaux, épiaient en continue les conquêtes royales. Leur regard permettait mieux que quiconque au roi et à la reine d'établir un bilan des territoires visités en vue d'une éventuelle prochaine conquête par l'armée du royaume.

Dédé, lui était la mémoire vivante de la vie royale. Heureusement qu'il était là ! Car Laurdi souffrait d'un trouble chronique de la mémoire. Le soir, lors de leur temps libre, Laurdi prenait souvent le temps de raconter à Dédé, dans les moindre détails, tout ce qu'il avait vu et entendu. Si bien que Dédé pouvait se targuer d'en connaître davantage que les archives royales. Quelques fois cependant, Dédé prenait le temps de faire part de sa mémoire aux archives justement. Lorsque la famille royale était loin de son royaume, Dédé faisait transiter ses mémoires écrites par des Galères. Mais c'était un travail qui ne le motivait pas beaucoup et qu'il ne faisait que trop peu régulièrement.

L'ile paradisiaque que la famille royale et les quatre valets allaient visiter était accessible par un grand bateau affrété par la gouvernance de l'ile. Tous les 8 embarquèrent donc pour un long voyage pendant lequel le roi et la reine demandèrent à leurs valets, de travailler. Puis vint le débarquement. Tout s'enchaina à une vitesse assez folle : la horde accueillant la famille royale les transportèrent jusqu'à leurs quartiers et jusqu'au lendemain, certains valets ne furent pas sollicités. Seuls Lumix et Eos durent travailler un peu.

Le lendemain soir, pendant que le roi prenait son bain, la reine décida d'auditer Lumix et Eos en présence de Laurdi et Dédé. Cependant, ce dernier manquait à l'appel.

Dédé ? Dé-dé ? Il est où Dédé ?

Aucune réponse. Pourtant toujours fourré dans les pattes de Laurdi, Dédé n'y était pas ce soir là.

Stupeur ! Dédé n'était plus là. Il avait disparu. La reine, toute attristée, vint en informer le roi, puis s'enferma dans un remord certains : pauvre Dédé, il été perdu. Le roi et la reine, qui avaient une bien piètre pensée pour les valets, ne se morfondaient pas pour la personne de Dédé, mais pour tout son savoir ! Car Dédé en savait des choses. Bien plus que les archives royales vous dit-on. Avait-il été enlevé par des brigands locaux ? Non, il n'avait jamais quitté d'une semelle le roi et la reine.

Avait-il profité d'une faille dans le cortège royale pour s'échapper ? Pourtant, la reine et le roi, qui l'avaient vu pour la dernière fois lors de la croisière n'ont pas l'impression que la fuite fut voulue.

L'avait-on tout simplement oublié lors de débarquement ? Cette pensée devenait de plus en plus probable aux yeux royaux. Il est alors décidé, en ce soir de tristesse, de dépêcher un missionnaire le lendemain matin qui irait directement voir de ses propres yeux si Dédé n'était pas resté seul dans le bateau. Ou si le capitaine du bateau ne l'avait pas pris sous son giron. Peut-être que Dédé à été récupéré par un hôte qui en aurait fait son esclave. Cette pensée minait le roi car toute la connaissance ainsi que certains secrets royaux étaient portés à la connaissance de Dédé. Et si cet hôte le faisait parler ?

Dans un véritable conte de fée, Dédé aurait attendu bien sagement que l'on vienne le rechercher. Mais la vie n'est pas forcément féérique, du moins c'est ce qui se dit.

La famille royale et son escorte amputée étant bien réduite, aucun missionnaire n'était du voyage. Le roi parti alors seul, le lendemain matin.

Il pris un char qui le mena à l'embarcadère, mais arriva trop tard pour visiter le bateau. Il dû attendre quelques heures. Heureusement, Laurdi était venu l'accompagner et le roi a pu faire part de ses récentes aventures.

Puis le bateau arriva. Le roi se leva et s'avança avec une grande espérance pour cette peine presque perdue. Il monta dans le bateau après en avoir été autorisé par le garde. Alla à côté du trône qui lui avait été indiqué lors du voyage maritime.

Qu'elle ne fût pas sa surprise, une heureuse surprise que de voir Dédé, recroquevillées sur lui-même, entre le trône du roi et celui de la reine, qui attendait bien sagement. Le roi ne pu s'empêcher d'étreindre son valet avec une joie non dissimulée.

Finalement il s'agit bien d'un conte de fée !

Pour rentrer chez eux, le roi, Laurdi et Dédé, auraient souhaités être escortés tels qu'ils étaient venu le matin, mais l'escorte royale était déjà repartie. Sans cheval, le roi était un peu petit face à l'immensité toute relative de cette ile. Il partis alors à pied en espérant qu'un char passerait. Plusieurs passaient. Le pouce du roi en l'air, aucun d'entre ces derniers ne s'arrêta. Jusqu'au moment où le roi décida d'aller à leur rencontre, à la sortie d'un marché. Après plusieurs déclinaisons, un prince accepta de l'emmener.

Je pu ainsi présenter non sans une certaine joie, Dédé le Disque-Dur à ma reine qui était pleine de remord à l'idée de l'avoir laissé dans le bateau.

Ils vécurent heureux et firent beaucoup de voyages.

Une happy end pour cette histoire qui, sans être dramatique, nous a fait très mal dormir la nuit.

Avec dans le rôle de Laurdi, l'eeePC notre mini ordinateur portable. Lumix, et Eos, nos deux appareils photos Panasonic Lumix LX3 et Canon Eos 400D. Et bien sûr, Dédé, le bien matériel le plus précieux à nos yeux que nous ayons emporté avec nous : notre mini Disque-Dur externe de 320 Go sur lequel nous mettons toutes les photos de notre voyage, des données téléchargées sur internet et une copie de tous nos documents personnels (passeports, etc.).

En 2 jours et demi, le disque-dur aura donc fait de nombreuses traversées entre Tahiti et Moorea. Personne n'a dû le voir, pourtant bien visible entre deux sièges de la première rangée avant.

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Commentaires utilisateurs (3) Fil RSS des commentaires
Posté par stephane Bry, le 07-04-2009 10:20, , Invité
1. que c'est beau
j'en ai presque versé une larme. 
Par contre ce fut dure de tout lire d'une traite! 
 
et maintenant est ce que Dédé a fait plusieurs galette(due certainement au mal de mer)? 
 
Au fait bien recu la carte postale! merci
 

Posté par Mél, le 08-04-2009 08:06, , Invité
2. Pauv' DD
A la lecture du début du conte, je sentais bien une histoire comme ça... ça vous ressemble bien! 
Cette petite histoire toute mignonne vous condamne... à une certaine négligence! 
Tant mieux, tout est bien qui finit bien.Bisous 
Mél
 

Posté par valérie souchet, le 09-04-2009 16:33, , Invité
3. Sacré Dédé!
Quelle belle histoire, surtout la fin. Je n'ose imaginer le désarroi général si Dédé avait définitivement disparu. Peut-être pourrait-on charger Doudou de surveiller Dédé?
 

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