Tahiti, comme sur une carte postale ?

Écrit par Cyril   
03-04-2009
 

Vue depuis Tahiti sur Moorea
Tahiti est loin de ce que j'imaginais. Si comme moi, vous vous imaginiez avoir l'embarra du choix pour trouver une plage et pourvoir vous baigner dans une eau turquoise, c'est râpé. Pour cela, il faudra nous rendre à Mooréa, avec certes, des plages de rêve, mais le choix y est tout de même restreint.

Tahiti est une ile volcanique en forme de disque associé à une presqu'ile ronde également, mais bien plus petite. Le volcan en son centre interdit l'utilisation de l'espace pour de la construction, ces dernières sont donc réparties sur tout le littoral. Une route et une seule effectue la circonférence parfaite, si bien que pour connaître une adresse, il suffit de savoir à quelle distance elle se situe de la cathédrale, point de référence située dans Papeete, appelé Point Kilométrique (PK). De part et d'autre de cette route, des propriétés privées (maisons ou hôtels). Et l'utilisation de cet espace est tellement optimisé qu'il n'y a quasiment pas de passage public vers les plages. Oui, il est impossible d'accéder aux plages de Tahiti si vous n'êtes pas logés directement sur le front de mer. Bon, ok, certains me dirons qu'il existe tout de même deux ou trois plages publiques et que certains s'entendent pour pouvoir passer sur un terrain privé avec le propriétaire. Mais le voyageur lambda ne pourra lui le faire. Bon, ok, les touristes vont dans les hôtels et donc ont accès à la plage. Mais tout de même, c'est un concept vraiment dingue pour celui qui n'est pas hébergé pile poil sur la plage. Quelques lagons existent, mais ils sont encore jeunes et donc pas très grands. Il faudra pour cela soit attendre quelques années (milliers) ou nous rendre sur une ile plus âgée, telle que Moorea.

Ça tombe bien, cette ile n'est pas très éloignée de Tahiti, à une demi heure de bateau express, on en vois d'ailleurs très bien le relief depuis Papeete.

Nous nous rendons donc pour 4 nuits à Moorea afin de profiter de ses merveilles marines. Nous préférons prendre le grand ferry, celui qui met une heure et quart pour effectuer la traverser afin de profiter au maximum du paysage. Une bonne partie de nos bagages sont laissés chez Céline et Philippe, ce qui nous permettra de voyager plus léger.

Tel un parisien arrivant dans le Nord-Pas-de-Calais, une pluie torrentielle s'abat sur nous 2 minutes après l'achat des billets. La vue du pont (et non "depuis le pont") est magnifique : à défaut de voir les montagnes de Mooréa s'approcher, la bouée de secours semble bien immobile sur ce pont humide. Nous passerons le trajet à nous blottir les uns aux autres dans la salle principale climatisée à fond. Les polaires ? Ben ils sont dans les bagages laissés chez Céline.

Moorea, c'est comme à Tahiti : une unique route fait le tour de cette ile en forme de trace de patte d'un animal n'ayant que trois orteils. Oui, c'est très recherché comme comparaison, mais c'est celle qui me vient à l'esprit lorsque que je regarde une carte de cette ile. Des propriétés privées tout autour, mais comme nous séjournons dans un camping, aucun souci, nous aurons accès à la plage. Nous avions gardé notre tente utilisée en Tasmanie, mais la pluie nous dissuadera de la monter le soir venu au profit d'une chambre double que ce camping propose également. Pour deux fois le prix du seul hôtel de luxe que nous nous étions payés une nuit à Bali, la prestation est légèrement différente : les quatre lits en mobilier neuf, la télé, le minibar, la bouilloire, le coffre fort, la penderie et la salle de bain avec tout le linge de toilette fournis ainsi que le petit déjeuner buffet ne sont ici représentés que par un simple lit double et un cintre sur une barre métallique. Les sanitaires sont ceux du camping. L'eau chaude n'est même pas proposée en option, mais finalement, il fait suffisamment chaude pour ne pas en avoir vraiment besoin. On abandonne cependant avec joie la piscine pour le lagon dont l'eau chaude n'est jamais réellement mise en valeur sur les cartes postales. Sa transparence permet de voir à quelques centimètres du bord de la plage tous les amis de Némo.

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Commentaires utilisateurs (1) Fil RSS des commentaires
Posté par Aurore, le 25-04-2017 19:14, , Invité
1. Tahiti : y faire escale ?
Bonjour, 
 
nous étudions notre tour du monde avec nos 2 enfants (6 et 7 ans ) et nous questionnons sur l'escale à Tahiti. Ce n'est pas le rêve de notre vie mais ce serait peut être l'occasion puisque nous devons traverser l'océan pacifique (JAPON/AMERIQUE DU SUD). Pensez-vous que ce soit une étape incontournable?Le surcout en vaut-il la chandelle? 
Merci pour votre retour d'expérience! 
A bientôt 
Aurore
 

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