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Métiers de la rue en Bolivie

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Écrit par Cyril   
09-07-2009
 

Du petit village bolivien à la grande ville, les rues sont toutes très vivantes et colorées. De la couleur, il y en a essentiellement sur les habits des Boliviens et des Boliviennes par leurs étoles tissées multicolores. La vie transparait dans la rue principales, les rues connexes, sur la place des armes (Plaza del Armas), dans les marchés, qu'ils soit couverts ou en plein air.

Peut-être simplement parce que de nombreux métiers s'exercent ici dehors, en plein passage de foule. Beaucoup de petits vendeurs bien sûr, mais également des métiers étonnants. La plus forte concentration de cette vie commerciale de rue, nous l'avons rencontré à La Paz, capitale économique de la Bolivie.

En Bolivie, les supérette sont très rare, nous en aurons rencontré une seule à Sucre. Les courses alimentaires se font alors dans de petites épiceries proposant boissons, pâtes, riz, biscuits, fruits et légumes. Beaucoup d'entre elles disposent d'une grille ou une sorte de barrière empêchant le client d'y rentrer, il faut alors appeler le propriétaire et lui indiquer, tout comme à l'agent de La Poste en France situé derrière une vitre blindée de 4 centimètres, ce que l'on souhaite acheter.

Por Favor, du PQ. Là, celui-là. Non, un peu au dessus. Sur la droite. Non, un peu à gauche maintenant... oui, celui-là. Il est à combien ? Ah non alors, plutôt celui-là, juste derrière. Un peu plus en bas...

Pour sortir un peu plus dans la rue, nous rencontrons souvent des Tiendas. Avec un petit abri métallique, elles proposent de tout et de rien. Dans un demi-mètre cube, l'une d'entre elle peut vendre aussi bien du Shampooing, des cartes mémoires pour appareil photo, des piles, des boissons ou des bonbons.

Plus rudimentaire encore, de nombreux vendeurs proposent sur une simple planche sur tréteau ou encore sur une simple bâche posée à même le sol, des articles plus spécialisé. On trouvera ainsi du matériel électriques telles que des prises, du fil, des interrupteurs, etc. vendus à l'unité. Ainsi, des vendeurs de bijoux, de compact disques ou une mercerie n'occupe pas plus d'un mètre carré sur le trottoir. Toutes les pièce sont souvent soigneusement agencées les unes à côté des autres comme ces centaines de figurines en jouet que le vendeur disposent tous les jours à la manière de militaires en rang pour le salut.

Certains proposent des jus de fruits fraichement pressés, d'autres ne connaissent pas le choix et vende du maté... seulement. Les verres sont déjà remplis avec une petite coupelle au dessus pour en protéger le contenu de la poussière.

Les métiers de la rue ne s'arrêtent pas à des vendeurs. Les cireurs ici sont assez répandus, comme dans toute l'Amérique Latine d'ailleurs. Il y a quelques enfants qui le pratiquent essentiellement dans les parcs en quête de la chaussure cliente. On nous le propose régulièrement. Oui, étonnant, mes chaussure en toile ne le comprennent toujours pas. Une fois, un gamin a même insisté et à voulu me démontré que cela pouvait leur faire du bien. Il m'a proposé de tester gratuitement... sur ma semelle ! Mais il s'agit également d'un métier d'adultes. Ces derniers disposent alors d'un siège fauteuil, souvent couplé avec un parasol. Les clients profitent de ce temps calme où quelqu'un chouchoute leurs pompes pour lire le journal vendu à proximité.

En Bolivie, le photomaton prend la forme d'une petite boite sur pied, un appareil photo, que le photographe tien disposé debout dans les parcs ou les sorties de marchés. Un miroir attaché avec un simple bout de scotch permet aux clients de se recoiffer avant de prendre la pose.

Ici, tout Bolivien transporte quelque chose dans la rue. S'ils sont des vendeurs, il s'agit de leur stock, les maman portent leur enfants jusqu'à très tard d'ailleurs. Pour se faire, un grand tissu multicolore leur permet d'y mettre tout leur fardeau qu'ils disposeront sur leur dos. Cela peut même devenir professionnel : le porteur aura ainsi la charge de transporter sur son dos des objets de toutes tailles. S'il s'agit de fournir une épicerie en biscuit, le porteur aura sur son dos une quantité impressionnantes de cartons en contenant. En volume, cela peut facilement atteindre les deux mètres cubes : deux mètres sur un sur un ! Tout ceci simplement tenu par une corde. Le porteur peut également livrer un lit dans une maison, en un seul voyage : matelas et sommier compris.

Lorsque la faim se fait sentir, pourquoi ne pas aller à la cantine ? Ici, elles sont dans la rue : une cuisinière apporte deux grandes marmite certainement cuisinées chez elle. L'une contient la viande en sauce, l'autre généralement du riz. Elle installe 3 bancs autour d'elle pour ses clients qui peuvent ainsi manger chaud et assis dans la rue dans une assiette en céramique. La grande thermos lui permet de proposer du maté, sorte de thé sud-américain. Le client, tout comme au restaurant classique, peut demander à ce que son assiette lui soit versée dans un sachet plastique pour le manger plus tard, sorte de doggy-bag.

Les métiers de rue ne sont pas seulement sur les trottoir. Sur la route, de nombreux taxis circulent. La proportion par rapport aux voitures particulières est impressionnante. Taxi et collectivos représente parfois près de 90 % du trafic. Les collectivos sont de petits vans disposant d'une dizaine de places assises et réalisant un parcours précis. Il n'est pas rare qu'ils transportent près d'une vingtaines de personnes... à l'intérieur. Il y a le chauffeur, mais également le "crieur" qui ouvre et ferme la porte coulissante en même temps qu'il crie le parcours ainsi que le tarif de la course. On les entends à toute heure. Alors qu'en Inde le bruit de la rue était cadencé par les klaxons des véhicules, ici, à La Paz, il l'est par les cries de ces rabatteurs de collectivos.

Finissons cette courte description par les mendiants. Sans que cela soit un fait vérifiable, je trouve qu'il y en a beaucoup moins qu'à Paris, en terme de proportion. Il existe également quelques clowns de rue qui effectuent quelques jongleries devant les voitures lorsqu'elles sont arrêtées à un feu rouge. Un fait étonnant, les gens donnent de l'argent. C'est simple, je n'en ai pas encore vu un, faire son petit show, sans que quelqu'un ne lui donne une pièce.

Photos de ces Métiers de rue en Bolivie

 

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Commentaires utilisateurs (1) Fil RSS des commentaires
Posté par Mel P, le 12-07-2009 12:33, , Invité
1. Ouah ces couleurs!!!
Quelles superbes photos, une fois de plus!!!! 
Alors Perrine, pas d'article sur tes bougies? Les as-tu soufflées dans un endroit pittoresque???? 
Bises
 

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